Je suis la maman de 2 enfants, maintenant adolescents. Léa ma cadette a une maladie génétique très rare et nécessite la présence d’un adulte en permanence.

Courant 2008, en pleines difficultés familiales (divorce et maladie grave) j’ai fait appel à l’AGIS afin d’obtenir leur soutien. Ce n’est pas évident du tout de franchir
ce cap et d’oser demander de l’aide. C’était une démarche très gênante à mes yeux car ce n’est pas dans mes
habitudes d’appeler au secours.

Mais le 1er contact avec l’AGIS a été très positif. Ils ont été réactifs et j’ai reçu la visite à la maison de la responsable du secteur des enfants. Elle a fait preuve de beaucoup d’écoute et d’empathie, d’aucun jugement et chose inimaginable, j’ai obtenu quasi immédiatement l’aide d’une bénévole!

J’ai été bien surprise car je m’étais permis de poser quelques exigences. Je souhaitais si possible l’aide d’une personne bénévole d’une 50aine d’années afin
que je puisse quitter ma maison et laisser Léa en toute confiance.

L’aide précieuse est donc arrivée très vite et au bon moment. C’est Anne, une femme d’un dynamisme incroyable qui est venue à la maison et qui depuis 5 ans traverse Genève les mardis après le travail, quasiment chaque semaine, pour venir jouer durant une heure à la
maison.

 

Au début, Anne restait pour partager avec nous le repas du soir et vous pouvez imaginer qu’au fur et à mesure que les années passent, Anne fait tout simplement partie de la famille.

Je suis même passée cet été dans le Valais rencontrer sa maman qui est une dame très âgée.

Avec le temps, Anne et moi sommes également devenues très proches. Nous parlons beaucoup et toujours dans un grand respect réciproque.

Difficile de parler du bénévolat sans mentionner le lien créé entre Anne et Léa qui est impressionnant, elles jouent beaucoup et sont d’une incroyable complicité.

Je profite de ce moment précieux pour aller marcher une heure et quitter la maison. C’est la règle du jeu, dès qu’Anne arrive, j’enfile mes baskets et je pars me détendre. C’est mon heure de loisir.

A mon retour je les retrouve, quand le temps le permet, en pleine partie de cache-cache dans le jardin mais quand le temps le permet, en pleine partie de cache-cache dans le jardin mais le plus souvent dans un jeu éducatif ou de marionnettes. Les jeux avec Léa sont très ritualisés et Anne s’investit beaucoup dans les jeux scolaires et apporte régulièrement son feedback lorsqu’elle remarque des progrès de la part de Léa. Elle s’était d’ailleurs amusée à lister le nombre de mots acquis par Léa.

L’AGIS a aussi un programme d’activités de groupe et Léa participe à des sorties cinéma et bowling, une fois par mois et entre ados.

Les années passent, je suis en train de surmonter mes difficultés personnelles. J’éprouve moi aussi de plus en plus l’envie de donner de mon temps auprès de ceux qui en ont besoin.

Je m’investis régulièrement auprès d’une association de parents d’enfants handicapés mais dès que Léa sera majeure, j’ai l’intention de m’engager auprès des personnes en fin de vie ou atteintes du cancer. C’est un projet qui me tient à cœur et que j’affinerai sérieusement
dès que j’aurai enfin quelques heures de libres devant moi.

J’aimerais conclure ce témoignage par cette phrase personnelle :

A mes yeux, recevoir de l’aide est un cadeau, pouvoir ensuite la redistribuer librement, selon ses propres envies et la disponibilité du moment, me semble un acte citoyen dans notre société actuelle.

Je profite de cette occasion pour remercier l’AGIS, Anne et toutes ces personnes qui ont cette grande
générosité du cœur et qui nous offrent des bouffées d’oxygène dans notre quotidien.